ETHYMOLOGIE :
j'ai inclus dans ce module : la provenance du nom du minéral, parfois l'année de sa découverte, l'année de sa description, l'année de sa nomination, le nom de son découvreur.
Le nom du minéral est depuis plusieurs années approuvé par l'IMA (USA) afin que les minéralogistes du monde entier parlent de la même manière.
La plupart des minéraux ont leur terminaison en "ite" en référence au mot grec "Lithos".
La nomination d'un minéral provient :
- Soit du nom ou prénom d'une personne, "lulzacite" dédié à Mr Lulzac, géologue du BRGM, qui a découvert l'espèce.
- Soit de la localité-type, "autunite" découverte à Autun, Saône et Loire, France.
- Soit de sa composition chimique "uraninite" pour sa teneur en uranium.
- Soit pour sa morphologie ou habitus, "cylindrite" pour la forme de ses cristaux.
LOCALITE-TYPE :
Lieu de la découverte du minéral pour la première fois.
FORMULE :
Dans la formule d'un minéral, on trouve tous les symboles des éléments chimiques le composant. Ces symboles sont répartis sur un tableau créé par Mendeleïev. Ils sont au nombre de 92 pour le moment. Par exemple: Ca (calcium), Cu (cuivre), Au (or).
D'autres éléments chimiques ont été découverts depuis l'établissement de ce tableau.
CLASSE :
La classification des minéraux est basée sur des critères chimiques et structuraux.
C'est le minéralogiste allemand Hugo Strunz qui a établit le système actuel.
Les 3800 espèces de minéraux (environ, car plusieurs nouveaux sont découverts chaque année) sont réparties en 9 classes.
- Classe I - Eléments natifs
- Classe II - Sulfures
- Classe III - Halogènures
- Classe IV - Oxydes
- Classe V - Carbonates
- Classe VI - Sulfates
- Classe VII - Phosphates
- Classe VIII - Silicates
- Classe IX - Composés organiques
Classe I
Cette classe comprend des éléments natifs, des métalloïdes et des alliages (combinaisons d'éléments chimiques métalliques). Les minéraux de cette classe sont rares (environ 100).
Classe II
Cette classe comprend des sulfures, des sulfosels, des tellurures, des séléniures, des arséniures, des antimoniures et des bismuthures.
La plupart de ces minéraux ont un éclat métallique. Il en existe environ 560.
Classe III
Cette classe comprend des halogénures, des chlorures, des fluorures, des bromures et des iodures. Ces minéraux sont peu fréquents sauf pour la fluorine et la halite. Il en existe environ 330.
Classe IV
Cette classe comprend les oxydes et les hydroxydes. L'oxygène entre dans leur composition. Il sont fréquents et leur nombre est de 530 environ.
Classe V
Cette classe comprend les carbonates, les nitrates et les borates. Les minéraux de cette classe sont en général tendre, soluble parfois dans l'eau et généralement dans les acides. Ils sont au nombre de 340 environ.
Classe VI
Cette classe comprend les sulfates, des chromates, des molybdates, des wolframates et des tellurates. Ils sont au nombre de 340 environ.
Classe VII
Cette classe comprend des phosphates, des arséniates et des vanadates. Ils ont en général une densité élevée et sont très colorés. Les minéraux de cette classe sont au nombre de 650 environ.
Classe VIII
Cette classe comprend les inosilicates, les phyllosilicates, les nésosubsilicates, les sorosilicates, les tectosilicates, les orthosilicates et des silicates non classés. Ils sont au nombre de 940 environ.
Classe IX
Cette classe comprend les minéraux organiques. Il sont environ 40. On distingue surtout des hydrocarbures, des résines fossiles, des acétates et des oxalates. Les minéraux de cette classe sont à la limite du monde minéral.
GROUPE
Dans chaque classe, des minéraux forment des groupes. Ils se regroupent :
- Soit par la même formule chimique mais de structure différente,
- Soit par la même formule principale avec des éléments chimiques en plus.
COULEUR
La couleur des minéraux permet parfois à les identifier, mais le principal intérêt est sans aucun doute avec l'habitus, la beauté du minéral.
Il existe trois colorations principales pour les minéraux.
- Idiochromatique,
- Allochromatique,
- Pseudochromatique.
La coloration idiochromatique est due à l'élément chimique fondamental de la composition du minéral.
La coloration allochromatique provient d'impuretés incluses dans des minéraux souvent incolores comme le quartz qui devient améthyste.
La coloration pseudochromatique est due à des effets d'optique. La lumière est réfléchie par des surfaces internes ou des plans de clivage du minéral.
ECLAT
C'est un paramètre important dans la colection des minéraux. Un bel éclat est un critère de choix. Un même minéral peut avoir différents éclats selon sa morphologie. Voici quelques types d'éclat :
- Métallique : aspect du métal, la lumière est réfléchie sur les faces des minéraux opaques dont la plupart des minéraux composés d'éléments natifs ou des sulfures.
- Submétallique : aspect du métal peu prononcé.
- Adamantin : comme le diamant.
- Résineux: qui rappelle la résine.
- Vitreux : comme le verre (quartz, fluorine).
- Soyeux : souvent la particularité des minéraux fibreux.
- Nacré : pour les minéraux ayant de nombreux plans de clivages ou en écaille. On peut aussi le définir comme Perlé.
- Terreux : à l'aspect de terre, on peut aussi le nommer Mat.
- Cireux : aspect de cire.
- Gras : cet éclat apparait surtout sur certaines cassures. Leur surface est rugueuse et la lumière réfléchie se perd.
TRANSPARENCE
Cette propriété est aussi un critére de choix d'un minéral de collection. On qualifie la transparence par trois adjectifs :
- Transparente : on voit à travers.
- Translucide : des impuretés empêchent en partie le passage de la lumière.
- Opaque : la lumière ne traverse pas le minéral.
SYSTEME CRISTALLIN
Ayant peu de connaissance en cristallographie, je cite seulement les 7 systèmes existants. Il faut rajouter les minéraux amorphes (n'ayant aucune structure).
- Monoclinique,
- Orthorhombique,
- Triclinique,
- Cubique,
- Rhomboédrique,
- Hexagonal,
- Quadratique,
MORPHOLOGIE
Correspond aux différentes formes des cristaux, on les nomment aussi "habitus". Un minéral peut avoir une multitude de forme due à divers influences (pression, température, vitesse de cristallisation, pourcentage des éléments chimiques le composant).
Voici quelques qualificatifs prèsents sur les fiches :
- Aciculaire : en aiguille, en bâtonnet.
- Allongée : dont une face est longue (tourmaline).
- Aplatie, laminaire : en forme de latte (disthène).
- Bacillaire : en baguette.
- Botryoïdale : en grappe (hématite).
- Capillaire : comme des cheveux.
- Columnaire : en colonne (béryl).
- Compacte : en grains invisibles à l'oeil.
- Dentritique, arborescente : en forme de branche (pyrolusite).
- Etoilée, radiée : en forme d'étoile ( wavellite).
- Feuilletée : en forme de feuille (pour la plupart des micas).
- Fibreuse ou filiforme : comme des fibres (asbeste).
- Fibro-radiée : comme des fibres en éventail.
- Grenue, grossière : en grains plus ou moins gros.
- Isométrique : cristal dont les trois dimensions sont égale dans l'espace.
- Lamellaire, foliée : en lame.
- Lenticulaire : en forme de lentille.
- Mamelonnée : en forme de mamelon (sphère aplatie).
- Nodulaire : en masse arrondie.
- Prismatique : dont le cristal est de forme allongée.
- Pisolitique : agglomérat de sphères.
- Réniforme : en forme de rognon.
- Réticulée : en cristaux entrecroisés dans des directions variées (cérusite).
- Stalactitique : en forme de stalactite.
- Tabulaire : contraire d'allongée, une face n'est pratiquement pas développée, ce qui donne une cristal plat (baryte).
- Tubéreuse : en grappe moins régulière que le terme botryoïdale.
J'ai inclus dans ce module "les macles". Ce terme désigne une association de deux, trois ou quatre cristaux, par contact, par interpénétration, due à la rotation d'un axe, par réflection sur un plan de symétrie ou par inversion.. Il existe aussi des macles polysynthétiques lorsqu'une macle se reproduit plusieurs fois dans un même cristal.
Il existe plus de 700 minéraux pouvant présenter cette morphologie.
CLIVAGE
Le clivage se produit lorsque l'on frappe un minéral avec un marteau. Il se brise alors en donnant une forme nouvelle en relation avec sa structure.
Il existe différents clivages : parfait (calcite), bon (feldspath), imparfait (cassitérite), inexistant (cuivre natif).
Lorsque le clivage est inexistant, on parle de cassure.
CASSURE
La cassure peut être définie comme suit : inégale, irrégulière / esquilleuse / conchoïdale (en forme de coquille).
DURETE
La dureté est un bon critère d'identification simple à utiliser. C'est la résistance à la rayure provoquée par un instrument sur un cristal ou d'un cristal sur un autre. Il peut y avoir plusieurs duretés sur un cristal selon le sens de la rayure sur la même face.
Pour ce faire, il existe une échelle de dureté inventée par Frédéric Mohs (1773-1839), minéralogiste viennois.
La dureté 1 correspond au talc, 2 gypse, 3 calcite, 4 fluorite, 5 apatite, 6 orthose, 7 quartz, 8 topaze, 9 corindon, 10 diamant.
DENSITE
La densité est un bon critère d’identification des minéraux.
Il s’agit du rapport entre la masse d’un volume du minéral avec celui d’un même volume d’eau.
Un décimètre cube d’eau pèse 1 kilo, un décimètre cube d’un minéral pesant 1,2 kilo donnera une densité d’1,2.
Pour un même minéral, le densité pourra être différente selon le pourcentage des éléments chimiques le composant.
SOLUBILITE
Ce module permet de savoir la réaction des minéraux dans l’eau et dans les acides.
L’utilisation de ces acides est très dangereuse.
TRAIT
Ce critère d’identification est plus important que la couleur du minéral. Il est constant et peu influencé par les impuretés contenu dans le minéral.
Ce trait s’obtient par le frottement du minéral sur de la porcelaine non glacé.
AUTRES PROPRIETES
J’ai inclus dans ce module le reste des propriétés non cités si dessus.
La ténacité : c’est la résistance du minéral.
Elle se définit comme suit :
- Cassante, fragile : le minéral se brise en morceaux ou en poudre lorsqu’on le frappe.
- Ductile : le minéral s’étire en fil (or, argent).
- Elastique : le minéral que l’on courbe reprend sa forme initiale (millérite).
- Flexible : le minéral peut se plier.
- Malléable : le minéral peut être aplati (or).
- Plastique : le minéral que l’on courbe ne reprend pas sa forme initiale.
- Sécable : le minéral peut se couper.
La saveur : la plupart des minéraux solubles dans l’eau ont un goût.
Poser votre langue sur le minéral, analyser votre réaction (astringente, amère, caustique, doux, frais, piquant), Alors ?.
La luminescence : cette propriété comprend 4 types de réactions.
- La fluorescence : le minéral transforme la lumière qu’il reçoit en rayons lumineux de plus grande longueur d’onde.
Pour constater cette propriété, il faut disposer de deux appareils produisant des rayons ultraviolets. Un émettant des U.V. longs allant jusqu’à environ 3650 angströms et un autre émettant des U.V. courts jusqu’à 2540 angströms.
Certains minéraux comme la fluorine peuvent réagir aux deux longueurs d’ondes, et d’autres minéraux à l’un ou à l’autre. La présence de fer empêche toute réaction.
- La phosphorescence : le minéral reste fluorescence après l’arrêt de l’appareil qui émet les ultraviolets.
- La thermoluminescence : le minéral émet une lumière lorsqu’on le chauffe (entre 50° et 400°).
- La triboluminescence : le minéral émet une lumière lorsqu’on le choque (rayé, frotté, écrasé).
Le magnétisme : le minéral est attiré ou attire un aimant.
- Paramagnétique : est attiré par un aimant.
- Ferromagnétique : attire un aimant.
- Diamagnétique : repousse un aimant.
La pyroélectricité : une charge électrique apparaît sur les faces d’un cristal subissant un changement brusque de température.
La piézoélectricité : une charge électrique apparaît sur les faces d’un cristal subissant une pression ou un petit choc.
La radioactivé : cette propriété est due à la présence de certains éléments chimiques tels que l’uranium, le thorium, plutonium, … Il faut un appareil spécialisé pour mesurer cette radioactivité (type compteur Geiser).
La radioactivité étant dangereuse pour la santé, je ne collectionne pas les minéraux en contenant.
Si ces minéraux vous attirent, il faut prendre beaucoup de précaution (se laver les mains après manipulation, ne pas les scier ou les trimer à cause des poussières que vous pourriez inhaler, les conserver dans une pièce inoccupée et ventilée à cause de la formation du gaz radon).
La pseudomorphose : c’est la transformation d’un minéral par un autre. Il en existe 3 types.
- La pseudomorphose : par altération, le minéral change de composition chimique et garde sa forme originelle.
- La périmorphose : le minéral est recouvert par un minéral d’une autre composition.
- La paramorphose : le minéral conserve sa composition chimique mais change de structure.
GISEMENTS
Dans ce module, j’ai indiqué quelques gisements significatifs de l’espèce, il en manque beaucoup, mais je ne peux pas tous les nommer. J’aurai pu privilégier les gisements français, mais j’ai mis de préférence les gisements ou les minéraux sont le mieux cristallisés et les plus beaux.
INFOS DIVERSES
Comme son nom l’indique, ce module comprend une multitude d’informations dont le nettoyage des minéraux et leur conservation.